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La fée
Elle se logeait tout au fond du jardin Là ou les herbes ruissellent de vert et de bleu, Elle s'abreuvait à la rosée du matin Et dansait sur les effluves brumes des cieux. Je l'observais les nuits obscures de lune La robe de printemps cousue de fil de musique, Les cheveux…
Liste des autres articles du blog
Hommage
Je me souviens de ce matin-là. J'avais vingt-deux ans et vous l'éternité. Souvenez-vous monsieur de la force de votre aura, De cette aube chaleureuse que vous incarniez. Quand l'horizon se…
Mes fiancailles
Une nuit j'épouserais le mal Dans un écrin de tulle blanc, Alors que dehors s'abattrait une pluie sale Sur terre ou règne l'ère du sang. Je prendrais pour mari l'archange banni Roi des…
La laideur
Lorsque j'écrirais mes mémoires Je conterais sans doute ma laideur Ces formes et ces traits dérisoires Mélange d'horreur et de peur. Pourquoi être né ainsi Monstre qui ne peut se cacher, Pourquoi…
Le vampire
Voici maintenant deux nuits Que je ne peux m'abreuver, Ho ! Tout seul combien je m’ennuie Je ne puis même rêver. Quand viendra la proie ! Docile et silencieuse, Que j'aime entendre sa voix Denrée…
Là-bas
J’ai cru me perdre dans l’amour Enivrante odeur sucrée d’apparats, Oui ! J’ai cru qu’était venu mon tour Lorsque me frôla la bise des là-bas. Mais là-bas, les plaines sont vastes Les fruits du…
La fée
Elle se logeait tout au fond du jardin Là ou les herbes ruissellent de vert et de bleu, Elle s'abreuvait à la rosée du matin Et dansait sur les effluves brumes des cieux. Je l'observais les nuits…
Renaissance
J'étais malade mais mon corps souffrait seul. De maladies aussi effrayantes qu'inconnues. Peut-être le calme et le repos m'auraient-ils permis de soulager mon être mais plus je taisais mes ardeurs…
Les égoûts
Les égouts de Paris ne se déverseraient-ils pas dans vos têtes ? J’entends les rats grogner et l’odeur infecte De vos âmes sous fifres de la bêtise humaine Qui vous rafle, vous immole, vous…
Les loups
Lorsque les loups descendront dans Paris Affamés de vengeance, d'infamie, Les yeux rouges de sang, de mépris Telle la bête s'amusant de la nuit, L’homme n'aura plus que le coeur Pour un soir…
Imagination
L’imagination, féconde enchanteresse Qui fait mieux que garder et que se souvenir, Retrace le passé, devance l'avenir Refait tout ce qui fut, fait tout ce qui doit être, Dit à l'un d'exister, à…
La délivrance
«- Tu viens d’une autre planète me dit le Seigneur Tu n’es point faite pour ce monde de fureur De pièges tendus, d’injustes malheurs D’espoirs déçus ou naissent guerres et rancoeurs. Je ne…
La lumière
Au commencement naquit la lumière Douce torpeur emplie de mystère. Puis vint l'animal et toutes ses caresses Un règne de douceur, l'ultime faiblesse. S’élevèrent montagnes, hêtres et châtaigniers…
L'inspiration
Il errait dans les ruelles de la ville La silhouette sombre et fluide dans les dédales de Paris Homme traqué mais chasseur de proies faciles Dans les soirs de débauches et de folies. Parmi tous…
La bête
Je ne veux plus de cette vie qui est la mienne Source d’enfer, de chagrins et de malheurs Nid de regrets, d’amertumes qui viennent Chaque jour m’éveiller au monde de la peur. Tel un animal dans…